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Gédéon KYUNGU au cours d'un procès à Kipushi. Photo M3 Didier, 2014. |
Mais Gédéon
reste toujours dans le Nord du Katanga. C’est rare que les forces de sécurité
et les officiels parlent de lui. A ce jour, 567.000
personnes ont fui leurs maisons à cause de l’activisme des groupes armées,
les may-may dont certains répondent du commandement de Gédéon. Quelques-uns ont
été retournés dans leurs villages, mais plusieurs vivent dans la peur dans des
sites ou familles d’accueil, dans des
conditions parfois difficiles.
Des écoles
ont été détruites, incendiés comme d’ailleurs plusieurs habitations. Difficile
d’étudier pour plusieurs élèves parmi lesquels il y en a qui n’ont pas été en
classe depuis 2011. Et au plus fort de ce désordre, le conflit a atteint même
les communautés : les pygmées et les bantous vivent dans une méfiance, et
se sont tués même, au point que le gouvernement a dernièrement envoyé le
ministre de l’intérieur et le gouverneur du Katanga dans la région pour apaiser
la tension. Le succès de l’opération des FARDC et de la Monusco constitue un
message fort à Gédéon, qu’il peut toujours être coincé par les forces de
sécurité. Mais on ignore quand, puisque cela fait des années qu’il se cache en
RDC.
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