Violences à Kinshasa, l'opposition demande les élections

Joseph Kabila, Kinshasa
Des congolais sont descendus encore dans la rue le 19 septembre à Kinshasa, à Goma et à Lubumbashi. Ils demandent à la commission (CENI) d’appeler le corps électoral en vue d’élire un successeur à Joseph Kabila dont le dernier mandat s’éteint le 20 décembre prochain, frappé d’inéligibilité, en plus. Attention, cet article est une ébauche, la situation change vite.

Dans la capitale Kinshasa, la situation est confuse. On signale des violences, et même des pillages à Tshiangu. L’opposant Martin Fayulu, par exemple, a été blessé à la tête. Il accuse les services de sécurité.

La journée a commencé timidement au centre-ville, à Limete, et l’est restée longtemps après. Mais aux environs de la 10e rue, proche du siège de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) de l’opposant Etienne Tshisekedi, les manifestants se sont affrontés avec la police qui a fait usage des gaz lacrymogène et a lancé des tirs de sommation, selon plusieurs sources.
Selon la journaliste Sonia Rolley de RFI, les manifestants ont tenté d’accéder au Boulevard Triomphal où elle a rencontré la police qui els a repoussés. Elle leur a refusé aussi l’accès aux sièges des partis politiques. Déjà, l’opposition accuse la police d’avoir provoqué les manifestants.

A Goma, à l’est de la RDC, les manifestations ont brûlé des pneus avant de se rassembler tôt le matin et se sont rendus au siège de la CENI, malgré l’interdiction des autorités de manifester. Les manifestants en colère ont barricadé des routes. A Bukavu, ils sont descendus dans la rue avec des urnes pour demander l'organisation des élections.

A Lubumbashi, dans le Haut-Katanga où les autorités ont également refusé à l’opposition de manifester, des militants ont déposé un préavis de 3 mois qui court à partir du 19 septembre pour Joseph Kabila. Mais la tension est restée forte à Matshipisha où il y a eu des violences en fin de la semaine dernière entre les militants de l'UDPS et les services de sécurité, et dans la commune de Kenya, fief de l’opposant Gabriel Kyungu. La présence policière a été renforcée à plusieurs endroits et, la majorité au pouvoir s’est réunie près du siège du PPRD.

D'autres manifestations ont été signalées à Kalemie, dans le Tanganyika, dans l'ex-Katanga.