Ce qui s’est passé à Kasumbalesa le vendredi 9 septembre

Violences à Kasumbalesa
Confusion dans la cité de Kasumbalesa à la frontière zambienne, vendredi 9 septembre. La population s’est réveillée avec des morts, victimes de vol. Elle s’est couchée avec bien d’autres morts, cinq selon la société civile, victimes d’une manifestation contre l’insécurité qui a mal tournée. Les officiels indiquent un seul mort, celui de la veille.
C’est une protestation contre l’insécurité aux sonorités un peu politiques. Dressés contre la police qu’ils accusent de ne pas assez les protéger, les manifestants ont scandé des slogans hostiles aux autorités, notamment « Moise (Katumbi) président », et ont marché vers la prison de Sodimico pour en libérer les détenus. Moïse Katumbi est opposant politique à Joseph Kabila dont les manifestants ont brûlé une image affichée au bord d’une route.

Un jeudi noir
Des sources locales indiquent que la tension a commencé jeudi soir. Un braquage s’achève par la mort d’un homme, tué par balle. Dans la nuit, alors que les services de sécurité sont en patrouille, des tirs éclatent. Une balle perdue atteint un homme, sur une veillée mortuaire. C'est la colère. Il est conduit à la police.
Un membre d’une gangue meurtrière parmi les policiers ?
En même temps, selon un habitant (voir le son Sound Cloud), une femme partie dénoncer le meurtre de la veille identifie parmi les policiers un des voleurs vus dans sa maison. Alertés, les gens accourent et, Kasumbalesa entre en ébullition. La police perd des véhicules, les manifestants libèrent des détenus du cachot et se mettent en route pour la prison de Sodimico.

Le bureau de la société nationale d’électricité, SNEL, a été aussi saccagé par les manifestants qui accusent la société de contribuer à l’insécurité avec ses coupures. Les voleurs profiteraient souvent ne l’absence d’électricité.


Le calme est revenu après l’arrivée du gouverneur du Haut-Katanga, Jean-Claude Kazembe, vraisemblablement conspué par des manifestants.

L’insécurité, comme celle qui a révolté à Kasumbalesa, Lubumbashi, ville de la région (sud RDC) la vit assez régulièrement. Elle s’aggrave depuis la chute du cuivre qui a provoqué des licenciements massifs.