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Joseph Kabila, président de la République démocratique du Congo. Photo M3 Didier, novembre 2015 (originale). |
Joseph Kabila appelle
la bénédiction divine sur la République démocratique du Congo. Pour 2016, deux
défis majeurs attendent son pays et son gouvernement : la consolidation de
la paix, par le dialogue, et la poursuite de la reconstruction du pays. Il l’a
dit dans son adresse à la nation diffusée dans la soirée le 31 décembre 2015
sur la RTNC, média officiel.
14 jours après son discours devant le congrès, l’adresse
de Joseph Kabila a été courte et concise. En voici donc les grandes lignes :
1. Santé pour
ses compatriotes avec cette intention de promouvoir l’accès pour tous à un système de santé de qualité. Cela reste
encore un défi à ce jour.
2. Amélioration
des conditions économiques des congolais : profiter des performances
économiques que le pays a engrangées depuis quelques années. Joseph Kabila n’oublie
pas l’amélioration de l’indice du développement humain reconnue par le PNUD fin
décembre 2015, et la croissance économique prévue à près de 10% par le gouvernement,
à plus de 7% par le FMI. Il devra s’atteler, en 2016, « à l'amélioration des conditions de vie des citoyens et de leur
sécurité en vertu de la constitution et des lois de la République. »
3. La paix et
la sécurité. Thème présent dans presque tous ses discours, la paix doit être préservée, insiste le
chef de l’Etat congolais. Cette paix est pourtant présentée comme un de deux
défis majeurs en face de lui : la
consolidation de la paix, par le dialogue. Et, développer le pays. Cela « impose
de poursuivre les efforts de croissance économique et de modernisation des
infrastructures de base. »
Tout se règle
dans le dialogue
Le schéma a déjà été tracé. Le dialogue convoqué par
Joseph Kabila doit déboucher sur la consolidation de la paix et l’organisation
des élections apaisées et crédibles. Seulement en y revenant, il entend noter
deux faits :
- Que Joseph Kabila entend toutes les critiques, toutes les propositions du pouvoir et de l’opposition. Le choix des mots pourrait peut-être insinuer quelque flexion (pourvu qu’il y en ait vraiment !) : « processus électoral apaisé », « crédible » que l’on pourrait bien rapprocher de ceux-ci prononcés le 14 décembres : « processus électoral authentiquement congolais. » Rapprochement et répulsions plausibles ! Mais cela parait peu recentré sur le Congo. Preuve d’une possible ouverture aux apports extérieurs, y compris sur des questions fondamentales et de « souveraineté » ? Rien n’est exclu. La diplomatie extérieure, et même interne portée par les évêques catholiques s’active pour éviter des troubles.
- Kabila note au moins des mots rares dans son discours précédents : « en vertu de la constitution et des lois de la République. » Bien entendu, il évoque là à la fois le processus électoral et le social des citoyens qu’il rapporte aux lois et à la Constitution.
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