« On reconnaît la valeur des fesses lorsqu’il
est temps de s’asseoir », dit un proverbe congolais. Mais
pas seulement. Kidiaba, ce désormais populaire gardien de but de l’équipe de
football de RDC le sait bien. Les fesses, on a aussi besoin dans le football, et
ça va plus loin. Ça inspire beaucoup de choses, en effet !
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Le gardien de but congolais Kidiaba Muteba. Source: nyota.net |
Les fesses, pour danser, les fesses pour joueur au football, puis
rebelote la danse ! Les fesses pour une liberté…
La danse !
Qui a dit qu’elle s’accompagnait toujours d’une
musique, en fait, d’une musique chantée ? Roger Mila aurait été le premier
à danser après avoir marqué un but. Depuis, on danse à chaque but, et ce ne
sont pas les styles qui manquent. Styles ou caprices, cela dépend. En tout cas,
chaque pays, chaque équipe se fait le sien dans le football. Même les cousins
occidentaux chez qui, semble-t-il, il n’y a pas de danse dans le sang. Là, en
effet, on va à l’école pour apprendre à danser !
Si les Magrébins eux s’obstinent à s’incliner fesses
en l’air en direction de la Mecque, au risque de bombarder par malheur tous ceux
qui sont derrière eux, le reste de l’Afrique, peut-être plus ou moins laïcisée
(ou laïque) danse.
Kidibuaké, danse
remarquable
Au pays de Koffi Olomide, Papa Wemba et Luambo
Makiadi, on sait souvent quelle musique dansent les léopards ou les clubs
lorsqu’ils ont marqué de but. Mais pour Kidiaba, on ne peut le savoir. Serait-il
devenu anonyme, je veux dire de musique inexprimable ? Car, si
généralement en dansant les stars du foot ne chantent pas, dans leurs cœurs montent
quelques airs. Encore que leurs pas de danse sont des styles souvent à la mode
dans la capitale Kinshasa, aussi capitale de danses et musique.
Des joueurs tunisiens imitant la danse de Kidiaba. Source: Rfi/Reuters |
La danse sur les fesses de Kidiaba, elle, mérité
d’être couverte d’une licence. A Abou Dhabi à la coupe du monde des clubs où
Mazembe faisait sensation en arrivant en finale face à Inter de Milan, Kidiaba
avait alors au monde, présenté sa marque déposée : le « Kidi
buaké » qui, d’après ses explications, est une danse de la liberté.Alors qu’ils battaient au CHAN la RDC dont le TP Mazembe de Lubumbashi
avait humilié l’Espérance de Tunis (5-0) en 2010, les Aigles de Carthage
(majoritairement Espérance de Tunis face aux Léopards TP Mazembe en majorité)
célébraient leur revanche en imitant la danse de Kidiaba. Une manière de
narguer! Seulement, il s avaient échoué le morceau parce qu’ils n’avaient pas
payé de licence!
Dans de la
liberté
Ah, seulement plusieurs ignoraient comme moi, que
les fesses avaient affaire à la liberté. Mais tout de suite, je me rends compte
que dans toute danse, surtout à Kinshasa mais aussi en Afrique de l’ouest, ça
bouge les fesses en pleine danse. Même lorsqu’on chante « ma chérie a des
lolo » (de gros seins assez admirés à l’ouest au point que le groupe Magic
System en a été inspiré dans une chanson), on ne manque pas de les filmer, les
fesses.
Pour les porteuses des lolos, il me semble que le
derrière assez fourni serve de contrepoids pour éviter de tituber. Et le grand
artiste qu’il est, le bon Dieu a composé tout cela avec justesse. Les deux phénomènes
sont aussi en proportions égales chez des hommes normaux, délestés des
derrières chargés, étant donné que le devant est sec. Chez les miss, cette
classe au milieu entre les lolos et les poitrines sèches masculines, il y a
délestage de !, à la mesure du poids de la poitrine.
« On reconnaît la valeur des fesses lorsqu’il
est temps de s’asseoir »
Il est vrai que Kidiaba voulait attirer l’attention
du monde sur sa danse. Alors que tout le monde court, Kidaiba lui, roule sur
ses derrières. Et le contraste marche et attire. Ce qui est frappant c’est qu’il
ne danse que quand cela signifie victoire ou délivrance. Lorsqu’on a été mené
au score et couvert de honte, comme dans cette rencontre revanchiste RDC vs
Congo, la danse de Kidiaba trouve son sens de liberté : on est libre de
marcher, de sauter, et les fesses, quelle que soit leur poids, s’assouplissent
et on roule dessus! Le « On reconnaît
la valeur des fesses lorsqu’il est temps de s’asseoir », sonne ici
alors comme une reconnaissance tardive du potentiel de cohésion sociale à
travers le sport, ici, le football. Et en RDC, malheureusement, ce sport boîte
au grand dam des fans qui croient en leurs joueurs.
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