4 buts à 2 entre
le Congo et la RD Congo, c’est à peu près une revanche de la RDC sur son
voisin, le Congo. Difficile d’oublier les tensions qui existent entre les deux
pays depuis les expulsions de 2014. Liesses à Kinshasa et à Lubumbashi samedi
le 31 janvier après la qualification pour la demi-finale.
Texte intégral sur mon second blog sur Mondoblo-Rfi
Eh bien, Kinshasa a eu son tour. En battant les
congolais de Brazza par 4 buts à 2, alors que tout le monde croyait à la victoire
du Congo, les congolais-zaïrois ont administré à leurs voisins une « Mbata
ya mokolo, molayi », la gifle du grand, du géant. En réponse à ce conflit
jamais effacé : « mbata ya mokolo » (la gifle du grand !).
Les brazzavillois, frustrés (ou mieux humiliés ?), s’en sont pris à eux-mêmes.
Des scènes des violences à Brazza, des liesses un peu partout en RDC. Voilà qui
arrive quand les tensions politiques croisent le football.
Un moment de
cohésion, le football
On s’était finalement habitué à échouer depuis
plusieurs CAN auxquelles la RDC a participé. Des congolais croient que c’est faute
d’organisation. On a sans doute gagné le CHAN, il n’y a pas longtemps, Mazembe
et Vita ont fait parler de ce pays, mais tout cela est fort différent de la
CAN. C’est peut-être cela qui a expliqué la grande euphorie à Lubumbashi où
nuitamment, des étudiants en nombre impressionnant sont sortis du campus pour
exprimer leur joie d’être congolais et surtout, victorieux sur un Congo qui a
énervé. Mais c’est aussi une surprise, cette qualification des congolais, mais
pas un succès démérité. Les faibles performances des léopards ont jusqu’ici été
ressentis comme un manque de préparation à fond et non une absence d’une équipe
qui fasse pétiller de joie son peuple.
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Robert Kidiaba, gardien de but de RDC. Source: nyota.net |
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