Kinshasa est en
pleine ébullition ce lundi 19 janvier depuis le matin. Les manifestants tentent
de marcher sur le parlement contre où la controversée loi électorale
devrait être sous examen au sénat, après l’adoption par l’assemblée
nationale dimanche 18 janvier dernier. Il y a des morts et des blessés, de
fortes violences.
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Burkina Faso, face-à-face entre militaires et civils, 2014 |
Cette loi qui subordonne l’organisation des
élections législatives et présidentielles aux résultats du recensement est soupçonnée
de vouloir prolonger le mandat du président Joseph Kabila dont le mandat s’achève
en 2016. Le boycott du vote de cette loi par l’opposition n’a pas réussi à
dissuader la majorité au pouvoir. Techniquement,
plusieurs estiment que le pays ne saura pas finir à temps le recensement pour
passer aux élections.
Une marche
Ce lundi matin, les kinois sont donc descendus dans
les rues pour manifester contre ce "presque passage en force". La
marche est partie de plusieurs points à travers les communes de Kinshasa :
Ngaba, masina, Matet, Ista, Ndolo, Delvaux, Kasavubu, etc. On note la présence
des étudiants de l’UNIKIN, université de Kinshasa, de l’ISTA, de l’ISC, etc.
Une source proche du pouvoir informe que « seules
les communes de Lemba et de Kasavubu sont concernées par "ce désordre" ».
Mais cela est contredit par plusieurs autres sources qui signalent que les
manifestants viennent de plusieurs quartiers et communes de la capitale.
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victime de la marche du 19/1 à Kinshasa. Source: pic tw: B7s-AFzCUAAwGGf |
D’autres leaders de l’opposition ont été vus en
train de marcher, le cas de Samy Badibanga de l’UDPS. Il estime à ce propos qu’« aujourd’hui, le peuple RDC refuse le
fait accompli et exige le respect de la constitution. La loi électorale votée
en cachette doit être retirée. »
Le président
angolais à Kinshasa
Pendant ce temps, le gouvernement ne dit rien du
tout. La RTNC, la chaîne officielle, diffusait jusqu’il y a peu, les images de
l’arrivée du président angolais Dos Santos à Kinshasa pour des accords
bilatéraux, comme annoncé par le ministre Mende. Il s’entretient avec le
président Kabila. L’image est sans doute forte pour montrer au monde qu’il ne
se passe rien du tout de grave dans la capitale congolaise. Mais qu’un chef
d’Etat étranger soit présent dans une telle situation, cela préoccupe sans
doute Kinshasa et Luanda.
Pour sa part, la Monusco très présente sur Twiter,
continue à diffuser des informations weekend, comme si de rien n’était. Elle semble
vraiment ne pas se même de ce problème préoccupant. Mais elle devrait sans
doute suivre tout au peigne fin. L’opposition, comme d’ailleurs Etienne
Tshisekedi, l’ont appelé à organiser un dialogue entre pouvoir et opposition
pour éviter une nouvelle croise.
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