Moïse Katumbi est de retour à Lubumbashi

Moïse Katumbi est arrivé à l’aéroport de Luano, Lubumbashi, aux environs de 12 heures 20 minutes à bord d’un petit porteur. Un bain de foule, comme c’est souvent le cas lorsqu’il se déplace. Seulement cette fois, c’est fort différent. Katumbi arrive comme un « rescapé », victime d’une injustice à l’endroit d’un personnage qui passe pour un « modèle » des dirigeants politiques.
M. Katumbi à l'aéroport de Lubumbashi. Source: Conto Top FM
La pluie qui menaçait ce mardi matin à Lubumbashi n’a pas dissuadé ceux qui tenaient à « offrir un accueil digne » à Moïse Katumbi, comme l’appelaient la veille, le PPRD et la Mairie de Lubumbashi. La place de la poste, au centre-ville de Lubumbashi est prise d’assauts par plusieurs personnes qui n’ont pas pu se rendre à l’aéroport depuis 7 heures.
Un podium est érigé au centre-ville, à la Poste, pour un meeting. A cette heure, il est en route. Mais il devra tarder puisqu’il devra s’arrêter plusieurs fois pour saluer et ne pas décevoir, les populations des quartiers qui longent son itinéraire d’environ 7 km.
Source: Conto Top FM
Le gouverneur du Katanga a un langage qui le rapproche plus de la population. Il est très populaire même auprès des étudiants. Il distribue des bus pour leur transport, il salue les gens en passant.
Son discours est fort attendu, notamment sur la révision de la constitution. Mais il risque de ne pas se prononcer là-dessus. La question est fort sensible alors qu’on sait qu’il se réserve toujours, comme pour dire son opposition. Autre raison qui fera qu’il soit un peu en deçà de certaines attentes, la présence du chef de l’Etat dans la province. Il est arrivé lundi dernier dans la soirée, à 19 heures. Et, ce mardi, on l’annonce parti dans une de ses fermes.

C’est peut-être cela qui a suscité ce qui s’apparente à « la peur » du maire de Lubumbashi qui lui-même appelait la population à accueillir le gouverneur qui revient. Mais le soir à 20 heures, il est passé à la télévision pour demander à la population de ne pas sortir accueillir Katumbi, estimant qu’il ne savait pas à quelle heure il devait arriver.