Le retour de Moïse Katumbi à Lubumbashi

Moïse Katumbi aux côtés de Kyungu wa Kumwanza... belle image qui restera dans les annales. L'histoire d'un retour tonitruant s'est écrite quelques heures, soit de 12 heures à 16 heures. Kyungu dit, jamais un homme a eu pareille attention en arrivant à Lubumbashi. Katumbi dit, qu'on respecte le peuple et Dieu. Voici l'essentiel du meeting de ce mardi 23 décembre à Lubumbashi, Place de la poste à l'occasion du retour de Moïse Katumbi annoncé "empoisonné".
Ce texte je le prends de mon second blog: Lubumbashiinfos.mondoblog.org 
Source: Top Congo FM
Un discours bref, mais…
De l’aéroport au centre-ville de Lubumbashi, il a dû passer un peu plus de 4 heures (12 h 20 à 16 heures). Le long de la route, un itinéraire de 7 km, les foules se massaient pour l’accueillir. Et, le lieu aménagé pour le discours grouillait de mondes à son arrivée. Plusieurs y étaient déjà à huit heures. Un discours interrompu plusieurs fois par la foule en effervescence qui n’arrêtait pas de scander des slogans.
Moïse Katumbi fait observer une minute de silence en mémoire des victimes d’une rencontre sportive entre équipes de RDC, il y a quelques semaines à Lubumbashi. Mais aussi il appelle à penser à celles de l’incendie de Kasumbalesa, du naufrage sur un lac à Kalemie ; des victimes d’Ebola, de l’insécurité au nord du Katanga et dans les Kivu, etc. Katumbi semble étendre son envergure.
Son premier test en effet, vient de réussir. Et c’est Kyungu wa Kumwanza, un tribun katangais qui le dit : « Jamais un homme politique n’a été reçu comme aujourd’hui (Moïse Katumbi) » Cette déclaration est vue comme percutante. Il y a eu récemment Félix Tshisekedi. Une autre de taille remonte à la dernière campagne électorale, en 2011 où des candidats se sont succédés : Kamerhe, Tshekedi père, Joseph Kabila, etc.
Respecter Dieu et le peuple
Katumbi dit au peuple que c’est lui qui est fort. « J’ai lu votre ultimatum sur internet, je suis rentré vite avant qu’il n’expire » a-t-il lancé. « Il faut respecter Dieu et le peuple ». Et comme dans une digression, il se fait beaucoup applaudir : « De l’aéroport jusqu’ici, j’ai observé (les foules). Je me dis, ces images dépassent Burkina-Faso ». Enfin, c’est par une devinette qu’il clôture son propos et invite la population à réfléchir. C’est aussi à lui qu’il remet sa sécurité. Il sait que son retour ne plait pas à plusieurs. « Je ne mourrais pas aussi longtemps que vous resterez en vie ». Applaudissements !
Foule attendant M. katumbi. Ph. M3 Didier
« On joue la finale, au Maroc ou au Gabon. Le gardien de but congolais c’est Kidiaba. L’adversaire tire un ballon, Kidiaba le dévie, il est sorti. L’arbitre siffle : pénalty. Il siffle encore un pénalty et Kidiaba dévie. La troisième fois… On ne va pas descendre sur le terrain ? » Demande-t-il. Et la foule répond par l’affirmatif, applaudissant. C’était fini.
Des jeuens gens à l'accueil de M. Katumbi. Ph. M3 Didier
Mais il y a eu aussi ces mots de Kyungu wa Kumwanza : « On a beaucoup dit, beaucoup raconté. Il est là. Est-ce lui ou un autre ? (la foule répond c’est lui !) … Kyungu n’est jamais fini, Katumbi jamais, et vous le peuple, jamais fini… ce que nous demandons maintenant, que Malu Malu fasse vite, vite, qu’on en finisse. » Voilà qui place le tout dans un contexte électoral ou de succession. Reste à savoir la vraie interprétation de ces mots on ne peu plus flous « qu’on en finisse ! » Et à ce propos, Vital Kamerhe qui félicite le retour de Katumbi écrit dans un tweet : « Bon retour à Moïse K. Les lushois vont lui réserver l’accueil mérité.Qu’il réponde à leurs attentes.NON à la révision constitutionnelle! »

Katumbi victime de jalousie, ça porte bien. Enfin, jusqu’ici.