DU RESPECT POUR LES PAUVRES ET LES FAIBLES, ET UNE ETHIQUE DE L’ARGENT

Une liasse des Francs Congolais. Source:
www.metropolefilms.com
L’argent connaît depuis l’ère de l’industrialisation, des mutations nombreuses et n’en finit pas de modeler les habitudes. Des églises aux loisirs, sans oublier les relations sociales… tout est désormais « argenté », payable. Même la salutation ! Très peu de regards sont portés sur les victimes de cette montée en puissance pourtant : les pauvres, les faibles et les petits.
L’agent appelle l’argent, « Mbongo e kobenga mbongo » dit-on dans mon pays. Et après ? On ne sait pas en réalité à quoi cela sert-il d’accumuler des énormités d’argent : des millions, des milliards pour un seul individu ou une seule organisation. A eux seuls, les Etats-Unis comptent des milliers des milliards des dollars. La Chine aussi. Mais on ne apprend pas que dans ces pays super riches de la planète, des citoyens nombreux n’ont pas de logement, dorment dehors, ne se nourrissent pas, … un peu comme cela se passe dans les pays dit « pauvres ! » La même situation est aussi vécue dans les pays émergents où d’ailleurs, les citoyens dénoncent l’exploitation de l’homme par les puissants, au plus fort d’un capitalisme sauvage. Du Brésil à l’Afrique du Sud, en passant par le Japon et l’Inde mêmes pleurs, même galère.
Folies, banalités
Vous vous demandez parfois ce que vaut l’argent lorsque vous apprenez que Lionel MESSIE, le footballeur barcelonais touche 41 millions d’euros de revenu annuel, lorsque l’espagnole C. RONALDO avec ses 39,5 annuels, paie une voiture qui coûte 1,3 millions d’euros, ou quand le brésilien Neymar touche à la fin de l’année 29 millions d’euros. Cela ne vous a-t-il pas surpris d’apprendre qu’un chinois « a dépensé 30.000 euros pour acheter tous les billets d’entrée de quatre salles de cinéma  de Pékin pour la sortie vendredi du blockbuster «Transformers», espérant montrer ainsi à son ex-petite amie qu’elle avait eu tort de le quitter » ?
Une Ferrari qui coûte 1,3 M usd. Source: www.linternaute.com
Je ne saurais pas vous dire d’où vient cette énormité d’argent qui circule dans tous les sports. Certes, on me parle de publicité. Je crois mieux informé sur ce qu’elle vaut, la publicité. Certes, une grande industrie, la pub ! Mais, l’argent des sports est simplement flou et sent la mafia, probablement la drogue. Dommage que je ne sois pas en mesure de prouver ceci. Dans ma liberté, je trouve suspecte l’origine de cet argent. Je sais au moins que les soupçons de corruption pesant sur les fédérations de football, même la FIFA, la drogue n’en serait que médiocrement éloignée !

Mon propos n’est pas de vous prouver que l’argent des sports est sale, ou que de manière générale, l’argent soit un mauvais maître ou serviteur… Non ! Ayez l’argent, si vous le pouvez. Mais comment ?!!! Acceptons qu’une star de football soit mieux payée qu’un chef d’Etat ou un chef de gouvernement. Parfois mieux que des industriels et grands intellectuels. Le monde est parfois ainsi fait (de tourments !). Acceptons aussi que les gens soient libres de s’enrichir comme ils l’entendent. Et après ?
J’ai entendu dire un jour qu’il y a une espèce de honte d’être, seul, heureux parmi les pauvres gens ! Que les riches fondent leur empire ailleurs ? Ils en ont déjà ! Quoi donc ? Ne devraient-ils pas rester tranquilles déjà que la bible et le coran les assaillent pas mal ?! Paix pour eux ! Mais pas du tout. S’ils sont assaillis, c’est sans doute parce qu’ils ont des responsabilités, des devoirs et bien entendu, des droits.
Envisager une éthique de l’argent
Jusqu'où doit-on aller en cherchant l'argent? Source: www.boursier.com
Je ne vous dirais donc pas que les riches sont mauvais ou qu’ils aient tort de l’être. Je les encourage. Mais que le monde, c’est-à-dire, les puissants et les législateurs (puissants eux aussi !), voient ou mieux revoient certaines choses. Pas trop de fiscalités. Non ! Mais davantage d’humanisme. A qui sert l’argent et à quoi sert-il de l’amasser si ce n’est pour l’homme ? Bien entendu, le premier à en jouir devrait être le propriétaire, le maître des comptes en banques ou des trésors.
Mais on sait que personne n’a jamais accumulé des milliards par ses seuls efforts. Jamais ! Pas même les voleurs et contrebandes de drogues et autres. Il y a toujours des gens, des petits assez souvent, au service des puissants et de grands. C’est pour dire en réalité, qu’on a toujours besoin d’un plus petit que soi. Un dicton lunda le dit si bien : « Mwant YAV kaswir, wakaswir dimbumbur dia ulaaj » (ndlr : Mwant YAV, le tout-puissant chef des Lunda qui ne manque jamais de rien, manqua un jour d’une boule de glue). Le voilà circuler à travers les cases des tout-minables citoyens, à la quête d’un truc sans importance aux yeux de ces derniers.
C’est donc une éthique de l’argent, de la grandeur et de la puissance que je recommande. Les papes, de Léon XIII à François, l’ont bien rappelé. L’argent prend un virage, avec lui la société humaine, assez dangereux pour l’humanité. Il avilit l’homme. Inutile de vous dire combien il déshabille hommes et femmes, assassine et divise, même au sein des Eglises ! De gouvernements sont déchus, la paix mise en cause dans plusieurs pays du monde, la RDC en sait trop ! La liste est longue. Autant de situations qui rappellent aujourd’hui, que le monde a besoin de revoir, refonder l’usage de l’argent et de puissance. Heureusement, certaines organisations, certaines personnes parmi les puissants et les riches, se soucient bien des autres. Des petits et de faibles.