LA JOURNEE DE L’ENFANT AFRICAIN 2014 : SORTIR DE LA PAUVRETE


Une mère portant un enfant tué par balle à Soweto. Source: wikipedia.org

Un enfant meurt toutes les 3 secondes en Afrique ! Les orphelins et les enfants vulnérables sont les premières victimes de cet affreux bilan rapporté par le site Journée Mondiale. En clair, la pauvreté en est la première cause. C’est pourquoi, cette journée à l’origine consacrée à la commémoration des victimes de Soweto en Afrique  du Sud sous le régime de l’apartheid, est devenue le moment pour interpeller les dirigeants sur le continent, en vue de prendre des mesures urgentes en faveur des enfants vulnérables.
Origines de la journée
La Journée de l’Enfant Africain est un événement annuel qui commémore le massacre des enfants de Soweto de 1976 par le régime de l’apartheid. Cette année là, le 16 juin, plusieurs enfants, des écoliers et étudiants, tombaient sous les balles impitoyables des policiers et du régime raciste alors qu’ils protestaient contre l’obligation d’étudier en afrikaans considéré comme langue des blancs.
Le bilan est officiellement de 23 morts et 220 blessés, mais le bilan réel n'est pas vraiment connu. On parle de plusieurs centaines de morts, et on avance parfois 575 morts dont 570 noirs. Bon nombre de victimes furent touchées de balles dans le dos. L'un des premiers morts, Hector Pieterson, un jeune garçon de 12 ans, devint le symbole de la répression aveugle du régime.
Lutter contre la pauvreté et la vulnérabilité des enfants
Les coalitions de l’action mondiale contre la pauvreté ont choisi cette occasion pour en faire la Journée Africaine du Bandeau Blanc et pour faire une demande régionale auprès des dirigeants des pays concernés afin qu'ils agissent immédiatement pour éradiquer la pauvreté extrême qui cause la mort d'un enfant toutes les 3 secondes en moyenne.
Cette journée est considérée comme celle de la jeunesse à travers l’Afrique. Mais quelle jeunesse ? Une jeunesse sans assurance de trouver des emplois à la fin des études, une jeunesse minée par la pauvreté et surtout, victime des violences multiples dont les pires sont celles qui passent par des exemples : une Afrique minée par des guerres et conflits de tous genres, des détournements, des divisions internes et surtout, des clivages ethnico-tribaux.
Il est temps, à travers cette journée, que naisse la vraie conscience, à la suite de l’Afrique du Sud où, après Soweto, tous se sont résolument engagés pour le pardon et surtout, pour le changement avec la promesse que jamais pareille chose ne se reproduise. Oui, c’est possible ! Oui, l’Afrique peut tout cela.