JOURNEE DU TRAVAIL : BAISSE DU POUVOIR D’ACHAT EN RDC

Journée du travail à Lubumbashi, place de la SNCC. Photo M3 Didier
Ce jeudi, un peu partout dans les grandes villes de la République démocratique du Congo, la journée du travail a été célébrée. Des discours ont été prononcés. Pour la plupart, ils présentent une situation plutôt dégradante. Il y a trois ans, à la même date, un syndicaliste de la RDC faisait état de 6% seulement des personnes à l’âge de travailler qui avaient un emploi. Dieu seul sait combien pour la plupart ce travail est précaire. Dans un pays où, près de 90% de personnes actives sont sans emploi, le perdre c’est le plus simple. Encore que les plus forts sont plutôt ceux qui donnent du travail que l’Etat. Le quotidien  le prouve à biens d’égards.
L’alerte est venue cette année du Nord-Kivu ! D’après okapi.net, le pouvoir d’achat de la population a baissé de 30%. Et, malheur à ceux qui vont à la retraite. Puisque, pour un mois, ils ont droit à une galère de 35 USD, soit 100000 FDC le trimestre.
A Lubumbashi, pendant ce temps, alors que le syndicaliste de la SNCC Victor UMBA arrêté durant 45 jours pour avoir porté la voix des grévistes qui totalisent plus de 60 mois d’arriérés de salaire, a participé à la fête du 1er mai. Une fête qui n’en est pas une en réalité, m  si l’on traine derrière soi un si grand nombre d’années sans salaire.
Pas de travail décents pour nombre d'employés! Photo M3 Didier
En réalité, c’est condamner le peuple à mourir. Etant donné que l’on souhaite plutôt souffrir que mourir, on verse dans la débrouille. Et avec ça, les entreprises et sociétés publiques réputés mauvais payeurs sont victimes de pillages. Mitrailles, papiers d’archives vendues aux vendeurs des beignets le long des routes, etc. des vols (bénins ?) qui ne manquent malheureusement pas de miner et les voleurs et les entreprises.
Et pendant ce temps, l’Etat lui, annonce une croissance de 8%. Mais sur le terrain, zéro effet ! On ne cesse de bombarder le peuple avec de gros mots : macroéconomique, croissance, etc. Des mots qui ne veulent absolument rien dire.