Moïse KATUMBI et Jean-Claude MUYAMBO SE FREQUENTENT A NOUVEAU

M. Katumbi et JC. Muyambo. Photo
Ils se sont détestés cordialement, aujourd’hui ils s’aiment à nouveau. Certaines personnes n’en reviendront pas du tout. Jean-Claude MUYAMBO et Moïse KATUMBI ont décidé d’oublier leurs bisbilles d’il y a peu. Désormais, ils se fréquentent et seraient même prêts à effectuer des sorties publiques l’un à côté de l’autre. Sur la RTLJ, des images ont été vues, et même, Jean-Claude MUYAMBO a fait une courte déclaraion devant un journaliste: "Je suis venu (au gouvernorat) voir mon frère"! Après tout, qui a dit qu’ils n’avaient pas droit de se réconcilier en tant que fils d’un même pays ? Il n’y a pas d’ennemis éternels en politique, autant en emporte le vent !
Surprise : les ennemis cordiaux main dans la main
JC Muyambo, à gzuche et M. Katumbi, à droite. Photo voiceofcongo.net
Oui, surprise ! C’est peut-être là le terme. La passe d’armes, ou mieux la guerre tant elle a été ouverte entre les deux hommes politiques, a fini par convaincre que les amis devenus ennemis qui se détestaient cordialement, ne se reverraient pas. L’issue des élections de 2011 a été un élément décisif dans le désamour entre l’ancien ministre des affaires humanitaires et l’actuel gouverneur du Katanga, des élections pour le moins chaotiques pour MUYAMBO qui aspirait à un siège à l’Assemblée nationale. Le candidat malheureux accusait alors KATUMBI et le feu KATUMBA Mwanke, de l’avoir écarté de la liste des élus ! Mais la guerre elle-même a commencé en 2011 entre les deux hommes.
Très critique sur la gestion de la province par Moïse KATUMBI, MUYAMBO a déballé des « secrets » dont certains sont graves, sur son ex-ami. Tout cela appartient au passé. Beaucoup de gens sont intervenus dans le dossier pour éteindre et enfin, enterrer la hache de guerre. On parle de l'Evêque de Sakania Kipushi, Gaston RUVEZI aurait joué un grand rôle. Il aurait été même à leur première rencontre et aurait prié sur eux, les liant de son étole. Finie la guerre par médias et proches interposés. Tous ont plus à gagner à s’entendre. C’est utile pour le pays et pour la province.
Moïse Katumbi. Photo lecongolais.com
 Remariage, à quel prix?
Moïse KATUMBI a peu parlé dans ce conflit. Mais en son nom, des gens ont pris des positions. L’affaire a pris une telle ampleur que même Kinshasa s’est retrouvé dans le dossier, jusqu’au parlement et aux concertations nationales. C’est peut-être là que les deux leaders katangais ont pris conscience de la nécessité de s’embrasser enfin. Eux, ils vont manger et boire, sans doute, ensemble. Et ces personnes qui ont tenu des propos parfois malveillants à l’endroit de l’un ou l’autre camp ? Vont-elles croiser « l’ennemi » ? Seront-elles aussi amies de ? Et ces journalistes et animateurs des radios et télévision qui assez régulièrement, prenaient le devant pour dire des choses au nom de ?Qu'est-ce que peut avoir coûté une telle metanoïa (changement radical, pour le bien!) ? On ne le saurait peut-être pas du tout. En pareille circonstance, les infos filtrent peu. Au moins, on sait que les deux protagonistes savent désormais à quoi s'en tenir et où il ne faut pas toucher. Car, chacun a souffert. Des amandes honorables sont alors imaginables pour cimenter la réconciliation. Mais qui dit que les pressions ou influences des politiques n'auraient rien à y voir? Tous fils de la Majorité présidentielle, par ce temps qui court, il y a de quoi que cette famille veille à l’unification des forces internes. Et Katumbi et Muyambo pèsent bien fort, on le sait.
Des têtes vont gonfler ! Il y a de quoi !
Ce qui compte aujourd’hui, alors que des frères s’embrassent et se tiennent main dans la main, il est temps de tirer des leçons. J’en dresse trois. La première est, comme dit un proverbe africain, on ne jubile pas lorsque prend feu la case du voisin. On court l’éteindre. Il y a risque, en effet, que même la sienne prenne feu. Se contenter de la crise entre des personnes pour espérer obtenir quelque amitié ou confiance d’un des protagonistes, c’est simplement de la malice. La deuxième est que, en situation de conflit, au lieu de se contenter de soutenir, il vaut mieux chercher à comprendre et à résoudre le problème qui se pose. C’est même cela le sens de l’arbre à palabre tel qu’il s’applique dans nos villages. On a ainsi plus à gagner qu’à perdre. Certaines paroles, on  les sort parce qu’on croit mieux se défendre alors qu’elles n’ont pour fin que d’éloigner davantage. Enfin, la presse. Elle sort de cette situation assez affaiblie et même assombrie. Dommage qu’on en soit arrivé là.
Jean-Claude MUYAMBO. Photo 7sur7.cd
Il est temps de faire le ménage dans la boutique, peut-être séparer le blé de l’ivraie. Aujourd’hui, les protagonistes se croisent, c'est possible, ces journalistes ne croiseront, j’imagine, le camp adverse. Et même le chef que l’on a servi, alors qu’il a réglé l’affaire avec l’autre camp, on ne voit pas pourquoi il devrait continuer à garder des gens dont il n’a désormais que faire ! Dommage que l'on arrive à cette réalité agaçante: on se sert des journalistes, comme on le fait qvec des papiers mouchoirs! Des journalistes à usages unique, cela devrait s’arrêter. A la place, on choisirait volontiers, un journalisme de paix, citoyen, sensible aux conflits. Heureusement, de part et d’autre, et même ailleurs, ils des femmes et des hommes qui ont su garder les émotions et se conduire de manière profitable et aux protagonistes, et à la société tout entière.