RDC, MENSONGES SUR KABILA ET LUMUMBA : DES MORTS JAMAIS EN PAIX

Patrice LUMUMBA, 1er ministre RDC: 60-61
Toujours pas de  paix pour  Laurent-Désiré KABILA  et Patrice-Emery LUMUMBA 13 et 53 ans après leurs assassinats. L’un comme l’autre, ils souffrent des mensonges, des secrets et rancœurs. On n’a toujours pas la vérité sur leur mort. Difficile de rendre des hommages purs et dignes à ces héros de l’indépendance de la République démocratique du Congo que les  congolais chérissent.
Laurent-Désiré KABILA, président de la RDC: 97-2001
A ce  jour, parler de  Mobutu ou de Chombe pour expliquer la mort de Lumumba, c’est se  moquer de la vérité et de ceux qui écouter ; de la foutaise ! On sait aussi que la Belgique reconnu son rôle dans cet inhumain assassinat n’a pas agit seule. Le contexte de l’époque permet de le comprendre bien. Toujours malaisée, la gestion du Congo-belge a été une affaire de compromis entre puissances occidentales : Belgique, France, Angleterre et Etats-Unis. L’indépendance a été dictée, en plus de la pression interne (au Congo des belges), par les Etats-Unis qui croyait enfin pouvoir gérer seuls ce pays tant convoité. C’est aussi sans ce concert de puissances que devait avoir été décidée la mort de Lumumba.

Des mensonges 
Dans une émission de RFI dont le sujet était "Qui a tué Laurent-Désiré KABILA?", un intervenant, médecin de son état, a eu des mots terrifiants. Pour lui, Laurent-Désiré KABILA n'avait jamais été tué par balle au palais des Marbres. Une année après l'assassinat, dit-il dans cette émission disponible sur www.rfi.fr, alors qu'il était en visite avec bien d'autres personnes dans le bureau devenu un musée, il demande alors qu'il voyait une motte de sang: "C'est là le seul sang qu'a perdu le président tué par balle?"- Oui, lui dit le guide de la visite. Au médecin de conclure "depuis lors, ma conviction que le président n'a jamais été assassiné par balle, dans ce bureau là. "

Cette réaction du médecin est fondée sur des postulats scientifiques, mieux, des convictions: blessé au coup, d'après les informations obtenues par le médecin, les carotides, les veines qui sont comme des tuyaux, se précipitent à lâcher le sang que contient le corps (8 litres pour un adulte!). Or, le président n'avait perdu qu'une motte, et la salle visitée n'avait jamais été nettoyée. Cela signifierait que le président aurait été tué par un autre procédé tel que l'étouffement et que le coup de feu attribué à Rashidi Kasereka n'aurait été q'un simulacre.

Comme Lumumba, Laurent-Désiré KABILA a été assassiné sur décision si non avec
la complicité de la même clique, leurs suppôts Rwanda et Ouganda y compris, mais avec complicité interne. Des  gens pourrissent en prison. Pour les compagnons de L.D. Kabila, ils sont tous innocents. Les vrais assassins seraient impunément en liberté. Finalement, il y a des secrets partout ; les gens, au lieu d’enterrer ces héros pour qu’ils reposent enfin en paix, ils les trimbale dans leurs  têtes ou les enferment dans leurs tiroirs.
Libérer  la  mémoire des victimes
Laurent-Désiré KABILA (rapproché)
Patrice LUMUMBA
Je n’ai pas  envie ici de m’attarder  sur le degré zéro d’humanité des assassins de ces héros de l’indépendance congolaise.  Mais on ne bâtit pas une nation, une paix avec le mensonge et des morts dans les  tiroirs, ou, avec des rancœurs ou de la vengeance. Les compagnons de Kabila continuent à demander que soient organisés une nouvelle enquête et un nouveau procès sur  l’assassinat dont il a été  victime en 2001. La famille de Lumumba  veut  toujours savoir comment et par  qui son parent a été assassiné.  Si l’on sait qu’il y a  un belge  qui détiendrait  une dent  de Lumumba, il y a de quoi vouloir chercher à en savoir  plus sur cet  homme sans cœur et ceux qui l’ont envoyé.
Derrière toutes ces voix, c’est  le peuple tout entier qui a besoin de vérité pour  enfin, organiser un deuil, un véritable  sur ces héros  qu’ils chérissent davantage, dans une quête d’identité et de fierté. C’est seulement avec cette vérité que ces  héros seront sources d’inspiration, de paix et d’unité. Car, en réalité, on saura évaluer les circonstances, et à l’avenir, éviter de  tomber dans les mêmes  erreurs. Je n’ai rien dit !