LUBUMBASHI DE NOUVEAU VISE PAR UNE ATTAQUE ARMEE

Lubumbashi attaqué par des hommes armés
Les enfants des militaires en marche de protestation
Jusque tôt ce mardi matin, des tirs nourris ont été entendus à Lubumbashi, dans les communes Kampemba et Ruashi. Les assaillants, jusqu’ici non identifiés, ont attaqué par surprise, une cache d’arme sur l’avenue Usoke, près du Quartier Industriel. Les femmes et enfants des militaires du camp Vangu, un camp militaire situé quasiment au centre de la ville, proche du siège de la Société nationale des chemins de fer du Congo, SNCC, pour dénoncer un climat d’insécurité et de terreur pour les militaires.
Lubumbashi attaqué par des hommes armés
Les éléments de la PM au camp Vangu
J'ai avons tenté de prendre la température, ce matin, au camp Vangu, difficile d’y accéder. La police militaire ainsi que les militaires habitant ce camp étaient tous en alerte. Les deux voies qui conduisent au camp étaient fermées jusqu’à 10 heures, heure à laquelle une seule de ces voies, l’avenue des cimetières, a été ouverte. Mais, toujours interdit d’accéder au camp en véhicule.
Lubumbashi attaqué par des hommes armés
Un  enfant de militaire, à Lubumbashi
Seuls les enfants des militaires ameutés étaient visibles. Ils ont parcouru de bout en bout, puis le contournant, le camp militaire. C’est seulement lorsqu’ils en sont sortis, vers les arrêts bus Njanja, que nous avons pu les filmer et les faire parler. Un d’eux, un peu plus âgé que la plupart (environ 14 ans) a déclaré « On a tué nos parents, des militaires. On a entendu des échanges des tirs dans la nuit. Ce matin, on apprend qu’on a tué nos parents partis intervenir : 9 au total… »

Lubumbashi attaqué par des hommes armés
Un  enfant de militaire, à Lubumbashi

Un autre, de presque même âge que le premier, ajoute : « Nous avons été infiltrés à 3 heures. Voulant intervenir, les Bakata Katanga ont tué par balle nos parents et décaputé d’autres avec des machettes ».

La vile était ce matin en psychose. Mais assez rapidement, les mouvements ont normalement repris dans tous les sens. Seulement, les gens sont réservés d’aller dans les quartiers où des échanges des tirs, à armes lourdes et légères, des véritables scènes de guerre, ont été entendu.