CONCERTATIONS NATIONALES : La société civile du Katanga toujours indécise

A un jour du démarrage annoncé des concertations nationales, la Société civile du Katanga ne sait toujours pas réellement qui participera pour son compte au forum de Kinshasa, ce mercredi 4 septembre 2013. La coordination provinciale de cette  institution citoyenne espère encore pouvoir décrocher trois sièges pour faire participer cinq délégués au  forum national, en raison d’un délégué par district.

Depuis quelques jours, au Cadre de Concertation de  la Société  Civile du Katanga, siège de  Lubumbashi, dans la commune de Lubumbashi, des rencontres se sont multipliées entre acteurs de cette  société civile. Mais rien ne semble évoluer. Jean-Pierre MUTEBA, son coordonnateur, a déclaré à Kyondo radio télévision ne pas savoir qui représentera le Katanga. « Qui, aujourd'hui, va représenter le Katanga? C'est encore au niveau de propositions. Dès que nous aurons le nombre effectivement retenu, nous aurons à annoncer effectivement les délégués du Katanga. »
Manque de cohésion interne au Katanga ?
Le souci de la direction katangaise de la société civile  est de faire participer plus de membres. Faute de consensus avec le présidium qui ne laisse pas plus de manœuvre que deux participants par province, le Katanga espère décrocher trois sièges de plus. Jean-Pierre MUTEBA estime que cela permettra à chaque district de présenter efficacement ses problèmes.
Manque de cohésion interne au Katanga ? Loin s’en faut. L’enjeu prépondérant semble le souci de  peser dans la défense des causes de la société  civile dans un forum où, c’est connu au départ, les délégués des provinces (sociétés civiles) ne dépassent pas 100 personnes. Mais aussi, il reste vrai que la société civile n’est pas une. Il y en a plusieurs : une société civile que d’aucuns voudraient réellement civile ou citoyenne, et une autre dite « nouvelle ». Dès lors, parler d’une seule voix, et surtout pouvoir s’entendre sur des candidatures uniques, c’est promettre la lune. 
La Kinoiserie katangaise : 24 sièges pour les provinces, 76 pour KIN
La société civile du Katanga n’est pas seulement minée par son retarde dans les préparatifs boiteux à ces concertations. Kinshasa n’est pas que la capitale où tout se décide. Mais aussi, partant de la croyance que rien ne peut sans y avoir été dit, cette ville est aussi la capitale de sélection naturelle. Dans une sélection naturelle, en effet, seuls vivent, les  éléments résistants. Il y aurait, dans cette ville, des katangais d’origine qui voudraient participer au forum annoncé pour ce mercredi, en lieu et place des réels délégués du Katanga qui, malheureusement, attendent encore que Kasavubu (gouvernorat de province du Katanga), paie ses billets d’avion.
La société civile du Katanga se dit ne pas pouvoir être « étonnée par cette nouvelle » et demeure déterminée à se rendre à Kinshasa et d’y présenter les doléances récoltées à la base, c’est-à-dire, dans tous les districts et territoires.

Quitte aux  kinois katangais de dire au forum, de quelle société civile du Katanga ils sont. Cette agitation, cet esprit de magouille, de tricherie et de quête de gain frauduleux, avec en toile de fond, l’idée que Kinshasa décide tout (Kinoiserie), est constatée aussi par les sociétés civiles des provinces. Celles-ci n’ont chacune que 2 sièges, les 76 autres revenant de facto, on ne sait sur base de quel calcul, à la capitale. Ça craint !