LES SIC A L'UNILU

Le Département des Sciences de l’Information et de la Communication (SIC), célèbre en 2012 sa 12e année au sein de l’université de Lubumbashi. Les SIC deviennent de plus en plus « attrayantes » pour la jeunesse congolaise ; et, les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) qui riment avec cette nouvelle science, ne sont que faiblement accessibles. Il y a  moins d’éducation sociale, ou presque pas, pour l’utilisation de ces outils de la part des institutions qui préparent les futurs professionnels de la communication.
Bouleversant le cours des mœurs et habitudes, même les plus résistantes ; et détrônant des régimes politiques et en instituant d’autres, à la fois, les Technologies de l’Information et de la Communication, TIC, ont marqué la fin du 20e et le début du 21e siècle. Au paroxysme de ces technologies, les sociétés occidentales accèdent à un nouveau mode de vie révolutionnaire ; plus révolutionnaire que d’aucuns s’inquiètent constatant qu’ « On ne sait pas où l’on va, mais on y court  » ! Mais l’Afrique, elle (et la RDC), reste en marge de cette glorieuse fierté d’un monde qui se numérise. L’inquiétude ainsi posée est plus valable pour l’Afrique qui accède quand même à ces Technologies qu’elle semble prendre de travers.

Si plusieurs jeunes sont appâtés par « le paraître » et « le sentir », le vrai charisme et le vrai crédo de cette nouvelle religion sociétale restent ignorés d’un grand public ; et le terrain d’application, miné par les moutons noirs qui pullulent à travers médias et Organisations, soulève de grandes inquiétudes. Douze ans durant, les SIC ont produit moult « professionnels » de la communication, c’est-à-dire de nouveaux « maîtres » du monde, puisqu’ à même d’interpréter le charisme et le crédo des TIC et de les communiquer à la société et au monde. Mais sur le terrain social, si certains ont fait des preuves dans les médias, dans les organisations ou entreprises, ou dans l’imagerie, ils sont nombreux qui ploient dans le purgatoire du chômage, et derrière celui-ci, dans celui du manque d’expérience et de pratique. Les SIC sont par essence pratiques, à l’image des TIC qui les juchent au plus haut des sociétés actuelles. Mais le manque de laboratoire propre, et la quasi-absence d’épuration des vocations incommensurables vers ces nouvelles sciences de progrès social, peuvent être comptés aussi pour des sources d’infortune.
L’université et tous les milieux éducatifs ont ainsi inévitablement la mission d’engager les utilisateurs des TIC dans la marche vers le progrès social et même « la nouvelle citoyenneté », vers une communication plus agissante et plus simple à l’instar de l’accès à ces technologies. Et ce, en s’insérant profondément dans une étude sociale des nouveaux enjeux sociaux qu’elles induisent. Désormais, les nouveaux maîtres ne sont pas les TIC, mais ceux qui savent et qui sauront les utiliser pour mieux vivre.